Maintenant

Tic Tac Tic Tac

C’est une succession, une accumulation de contretemps, d’imprévus, de pas maintenant, de ce n’est pas le moment.

C’est une sorte de procrastination de l’instant présent, une procrastination de la passion et du sentiment.

De plus tard en plus tard, on perd du temps, on endort l’envie.

La patience se délite à mesure que l’on perd de vue quel sera le bon moment, le où, le quand ?

Ce sont des bonnes résolutions qui s’effritent sous le vent du manque de temps.

Eh bien stop, il suffit, c’est maintenant. Tu as bien assez attendu, il est temps. Tu vas tout sortir : tes peurs, ton passé, tes angoisses et ta force, ta force immense bien planquée sous la peau de ta silhouette fragile. Tu vas y croire, investir tout ce que tu as dedans. C’est maintenant, il est temps. Ça passe vite, trop vite, tu perds du temps, c’est même sorti de la bouche de ton fils de 7 ans. Dans un soupir rageur et déstabilisant, parce que c’était l’heure, parce qu’il n’avait plus le temps, il a lâché : « pfiou, la vie, ça passe trop vite ! ».

Oui, elle passe vite la vie, on croit qu’on a tout plein de temps. On croit qu’on peut attendre ceci, cela, le bon moment. Mais on ignore jusqu’à quand on aura le temps. Demain ? Lundi ? Dans deux ans, dans une heure ou dans vingt ans ?  Et entre temps ? Tout plein de temps alimentant des moulins et du vent.

La seule attente qui vaille est celle d’une réponse, d’une suite à donner, de résultats, d’une décision, peu importe tant que l’attente suit l’action, tant que l’action suit l’envie, le cœur et la vie. Là, l’attente devient excitation. Là, on attend l’attente, on la savoure, parce que cette attente-là devient un supplice délicieux et l’on se souviendra longtemps d’elle, comme d’un avant et d’un après qui l’on est.

Bien sûr, ça demandera des sacrifices et des yeux cernés, des choix, des milliers de choix, des choix du quotidien, des renoncements, des risques, des armées de risques. Alors, lecteur endormi, réveille-toi, toi aussi, quel que soit ton projet ou ton envie, bouge pour le mener, bouge pour en profiter, bouge pour préserver, bouge pour aimer, bouge même s’il ne s’agit que de conserver/préserver ce que tu as déjà (on en a déjà parlé, n’est-ce pas ?), parce que ta vie ce n’est pas demain, c’est maintenant.

 

Une réflexion au sujet de « Maintenant »

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