Nuit de l’écriture érotique 2

Durant la nuit du 19 au 20 décembre, nuit de l’orgasme, j’ai participé pour la seconde fois à cette aussi difficile que merveilleuse expérience de la nuit de l’écriture dans le cadre du Prix de la Nouvelle Érotique organisé par les Avocats du Diable.

Dépucelée l’an passé à la fois pour ce concours et pour ce genre littéraire, j’ai pris soin de me reposer, de préserver ma santé (pour ma première participation, j’avais eu la grippe la plus violente de ma vie), de ritualiser ma journée pour être centrée-concentrée. Marche, forêt, PPP, bain, ont rythmé les longues heures jusqu’à la soirée.

Comme lors de ma première participation, le plus dur (sans jeu de mots), le plus long (sans jeu de mots) aura été l’attente, tenir jusqu’à près de minuit pour recevoir les instructions en conservant éveil et motivation.

Nous étions moins nombreux sur la ligne de départ (218), moins nombreux encore à avoir tenu tout le long et à rendre copie avant que 08H00 sonnent (163) et que le stylo se transforme en poireau (toujours sans jeu de mots).

Comme lors de ma première participation, j’ai pris un plaisir intense (sans allusions), j’ai savouré ma chance d’être soutenue par tant de belles personnes (messages, souffle à l’oreille, appels), d’échanger tout au long de cette nuit avec les autres participants bienveillants (égo de côté, esprit de compétition remisé dans le placard à balai, éros à nos côtés), j’ai bu bien trop de café et n’ai pas pu dormir durant 24H00 une fois la nuit terminée.

J’avais toute ma tête, elle n’était pas embuée par la fièvre cette fois mais, justement, sans doute était-elle TROP là. J’ai réfléchi, bien trop, bien trop longtemps, mon plus gros défaut qui fait de moi tout sauf le bélier que je suis sensée être et j’ai donc dû entamer une course contre la montre et contre moi-même vers les 3H30 du matin avec un sérieux coup de rein collier vers 6H00 du matin.

J’ai failli renoncer plusieurs fois mais j’ai gardé à l’esprit que l’essentiel était de terminer et d’envoyer quelque chose d’à tout le moins correct et terminé avant la fin. Défi relevé à un cheveu du gong, mais relevé. Satisfaction de l’avoir fait.

Peu m’importe les résultats, je crois encore moins que la dernière fois à une possible sélection (tu me diras, l’an dernier, j’ai finalement été finaliste mais…), cette expérience m’a à nouveau énormément appris, je sais là où je vais, je sais mes faiblesses, rien de mieux qu’une telle écriture sous contrainte et sans sommeil pour mettre le doigt (toujours sans jeu de mots) sur les points qui manquent aux i.

5 réflexions au sujet de « Nuit de l’écriture érotique 2 »

  1. Et pourquoi toujours SANS … Mais moi, j’aime bien tes jeux de mots !!! Les jeux de mains pas si vilains et tes jeux de stylos !!! Ne croisons pas les jambes mais les doigts pour nous délecter d’une future lecture qui, ma foi, nous met l’eau à la bouche ! 💕

  2. Ping : C’est le Printemps… des poètes | Parole de vilaine

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