100°C

matière grise en ébullition

100°C, c’est le point d’ébullition.

100°C c’est la température exacte de mon cerveau.

Mon cerveau bouillonne et je manque de temps. Je pourrais t’écrire des pages, cinquante articles à la minute non nuancés de Grey, lecteur ébouillanté. Mais il s’avère que comme toi, comme lui, comme elle, comme nous tous, le retour de vacances m’a plongée droit dans les corvées et tout ce qu’il y a à réaliser pour continuer d’avancer, vent debout.

Point de triangle de Bermudes à emmerdes, il faut replonger dedans tête baissée et enchaîner, à peine rentrés que nous sommes déjà tous sur les genoux à se demander si l’on en verra le bout. Pas vrai ?

Alors bien sûr, on a bonne mine, le teint hâlé mais…

J’ai mille envies, j’ai mille projets, je voudrais tout faire en même temps, être ici et là, partout et tout le temps. Et tout ce qui doit attendre parce que ce n’est pas encore le moment (patience et longueur de temps…).

Alors bien sûr, on ne va pas se plaindre ou râler, on a eu des vacances, c’est bien plus que beaucoup en France (et je ne te parle pas d’au-delà pour ne pas te miner).

Mais là, tout de suite, maintenant, ce qu’il me faudrait c’est du temps (et le don d’ubiquité). Du temps pour poser, refroidir ce cerveau qui ne demande qu’à écrire et créer, me lancer sur le prochain roman qui est déjà presque tout entier dedans.

Alors, bien sûr, je savoure ma chance d’être là, de manquer de temps, au moins je ne m’ennuie pas mais…

Je peine à me concentrer, je divague et diverge.

Tiens, même cet article je ne sais pas comment le terminer, parce que je manque de temps et parce que, dans ma tête, je suis déjà sur le suivant…