Avant que le jour se lève

au point du jour

J’ai toujours affirmé ne pas être « du matin » pourtant, depuis peu, je me lève au point du jour juste pour avoir un temps pour moi, un temps qui ne peut avoir lieu qu’à ce moment-là.

Et je pars. Je vais marcher, vite, d’un pas décidé, je vais respirer le soleil, la nature, même la pluie ne saurait m’arrêter. Au contraire, c’est une douche de l’esprit, une douche de vie.

Et tu n’as pas idée, lecteur, de cette liberté ressentie lorsqu’il fait encore un peu nuit, lorsque personne (ou presque) n’est encore levé, lorsque le chant des oiseaux n’est brisé par rien d’autre que le bruit de ma respiration, celui du vent ou le bruissement des herbes secouées par le passage d’un chevreuil. Tu n’as pas idée comme on se sent en vie.

Ce matin, un coup de folie, un défi : je me suis levée à 4h55 et j’ai convié deux amis chers à partager ma nouvelle manie, à venir me retrouver pour une marche du lever de soleil. Nous n’étions pas las car nous étions là, heureux et souriants.

Je suis rentrée alors que toute la maisonnée dormait encore, en ayant déjà vécu plus de deux heures de partage et d’amitié, un présent précieux… Et je ne sais plus si nous avons regardé le soleil se lever ou si c’est lui qui s’est levé pour nous regarder marcher.