Réjouissez-vous !

©LaVilaine - Photo par La Vilaine

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En cette nouvelle journée de la gentillesse (qui, à mon grand dam, ne correspond plus à celle des toilettes), j’ai trouvé prétexte à vous revenir sur la pointe des pieds (ou plutôt des doigts) pour vous inviter à redécouvrir le simple fait de se réjouir. Il me semble en effet que le message de Stéphane Hessel a bien été assimilé, tant et si bien (trop même), que partout où je vous lis, partout où je vous écoute vous n’êtes plus qu’indignation, oui vous, la plupart de mes compagnons.

Une bonne nouvelle, une séquence étonnante, même le positif vous ébouriffe et vous donne  étonnamment prétexte à du « oui mais », « Et pendant ce temps-là », à des « tu crois que c’est le moment d’être en joie ? ». Sans parler de la critique, du sous-entendu… Le Graal est devenu la faille à trouver chez l’autre ou dans sa bonne idée. On examine, on dissèque, on fulmine, on exècre !

Soit, je vous l’accorde, c’est la merde, partout et pour tout, il semblerait que l’on soit foutu et nous en sommes parfaitement conscientes, moi et mon empathie trop envahissante. Mais je suis ce qu’Amélie Nothomb nomme une Jamaisienne (et Google is still your friend) et j’aimerais que l’on soit plus nombreux à s’extasier un peu, de temps en temps, sur ce que la vie nous offre de mieux. Parce que c’est salvateur, parce que ça met de bonne humeur, parce que s’époumoner et s’indigner ne sert à rien surtout si à côté on ne fait rien, je vous invite à vous offrir des parenthèses enchantées, à apprécier bêtement et simplement certains des instants présents sans leur donner obligatoirement pour contre-balancement le revers de la médaille.

Parce que parfois, il est bon de contempler l’étrange spectacle de la reproduction des limaces sans avoir en tête qu’elles et leurs rejetons boufferont vos salades dès qu’elles en auront l’occasion…